Étrange comme titre !!! et bien voilà. Mon passeport ayant expiré, et n'ayant pas encore la citoyenneté canadienne, j'ai du refaire mon passeport français.
Après 2h de route, j'arrive à Montréal, trouve une place où me stationner, et monte au 26 ème étage de la tour du 1 ville marie au Consulat de France.
À l'entrée, je passe le portail de sécurité, laisse mon cellulaire éteint à l'accueil (et oui, c'est interdit), on me donne un ticket pour mon cellulaire et un autre (le 23) pour le guichet. Pensant rester juste 15-20mn pour remplir une demande de renouvellement de passeport. J'arrive tout serein. Ça ne semble pas long puisque le numéro affiché est le 19. 15mn passent, avant que j'arrive à l'accueil.
-"Vous venez pour quoi ?"
-"Pour renouveller mon passeport!!"
-"Ok !... montrez-moi votre passeport, une photo, un certificat de naissance et carte de RP"
-"Voici!!!"
-"Avez-vous la carte consulaire ?"
-"Euh, non !!!"
-"Bon, vous allez en faire une !!"
-"Ah.........!!!!" (oui mon général !!!!)
-"Allez vous assoir, on va vous appeler"
-"Ok, merci madame" et je vais tranquillement m'assoir.
Puis le temps passe...
...passe....
...passe....
passe encore... et encore....
1h........... 1h30.........................2h.....................2h30......................!!!!
La salle se vide, nous ne sommes plus que 3 à attendre. J'allais oublier, l'affichage du prochain client est le 35. Donc selon mes calcul 35-23=12. Selon ma logique, il devrait y avoir au moins 11 personnes qui attendent !!!! Bref, vous l'avez compris, mon taux d'adrénaline est pas mal monté.
Donc, après 2h40 d'attente, on m'appelle enfin. Une fois dans le bureau. Je dis à l'agent :
-"Finalement, je vais faire juste le renouvellement de passeport, pas la carte consulaire"
-"Ah bon, mais c'est gratuit, ça ne prend pas plus de temps !!!"
-"Et qu'apporte cette carte ?"
-"Et bien, vous pourrez voter aux élections françaises !!" dit-elle fièrement
-"Oh ben vous savez, ma vie est maintenant au Canada, plus en France. Je ne me sens plus concerné par la vie politique française"
-"Ça vous permets aussi d'obtenir des papiers administratifs"
Euh !!!! sans la carte aussi il me semble !!!!!
-"Quel en est sa durabilité ?" demande-je
-"5 ans" (trop long à mon gout)
Finalement, j'ai refusé cette carte consulaire car je ne me sens plus concerné par l'hexagone, enfin, juste par curiosité comme je le faisais pour le Canada lorsque j'étais en France.
L'agent m'a donc fait remplir un document attestant que je refuse la carte consulaire. Tant pis pour les invitations aux réceptions du consulat et leurs petit fours (au moins, je ne collabore pas à la dépense d'argent des contribuables français)
Je retourne dans la salle d'attente, j'attends 5mn. On m'appelle pour me remettre un document que je devrais rapporter lorsque mon nouveau passeport sera prêt.
Voilà donc mon séjour de 3h dans ce petit bout de France au coeur de Montréal. Quelle joie de retrouver cette papasserie bureaucratique, cette attente ces sourires et cette atmosphère française qui ne me manquais pas du tout !!!
Sherbrooke, ville simple mi-citadine, mi-campagne.
Beaucoup d'immigrants se posent la question à savoir où s'installer !!!
Beaucoup choisissent Montréal ou Québec City. Et oui, c'est pas mal simple car on trouve pas mal d'infos sur ces villes. Mais qu'en est-il de la ville se Sherbrooke ??
Et oui, de ce coté-là, mise à part le site de la ville qui présente des photos, le programme de la ville, etc..., rien ne permet de découvrir les habitants, l'ambiance, bref comment on vit à Sherbrooke.
Et bien, j'ai tenté par cette vidéo de vous montrer comment on vit ici. Ce n'est pas une vidéo de promotion de la ville, mais une vidéo perso qui montre la atmosphère sherbrookoise telle que je la vis...
La vie à Sherbrooke
Vidéo envoyée par cymico
Le 12 juin 2007, après une belle journée ensoleillée à 25°, nous avons décidé de pique-niquer au Lac des nations avec les enfants et mes beaux-parents actuellement en visite à Sherbrooke.
Voyant au loin, des nuages noirs, des éclairs et entendant du tonnerre, nous avons décidé d'écourter notre repas. Tout juste le temps de rejoindre mon auto qu'une bonne pluie commence à tomber pour se transformer en tempête de grêle. Voyant que la grêle tapait de plus en plus fort, nous avons rejoind d'autres automobilistes sous l'abri d'une station service. Et même là, les quelques grelons qui tapaient sur notre char étaient assez fort
Tempete grele 12062007
Vidéo envoyée par cymico
Cette nuit, j'ai fait un rêve étrange.
J'ai rêvé que nous retournions en France. Enfin ! que nous sortions de l'aéroport, et étions accueilli par notre famille.
Nous étions certes heureux de les retrouver, mais ce qui m'a surpris, c'est ce sentiment de tristesse et de déprime.
Dans mon rêve, je me demandais la raison pour laquelle nous sommes retournés en France. Un peu comme une perte de référence.
A ce jour, je ne me vois pas retourner dans mon pays natal. Nous sommes tellement bien ici.
Ce contraste espace/atmosphère grisatre citadine de l'aéroport donnait le cafard.
Je ne vous dit pas le bohneur que j'ai ressenti lorsque je me suis réveillé...heureux d'être encore au Québec.
*5h30, je me réveille finalement tout seul. Après m'être préparé, je pars à 6h15. Après 1h de route, je me parke près de mon boulot, où je vais voir mes futurs ex-collègues en attendant 8h30.
*8h30, je saute dans le RER (par chance, j'ai juste 4 stations).
*9h00, j'arrive devant l'Ambassade du Canada. Il y a déjà quelques personnes qui attendent.
*9h30, nous entrons dans l'Ambassade. Passage obligatoire par le portique de sécurité et direction le guichet "VISA IMMIGRATION", ou plutôt la file d'attente de ce guichet.
*9h50, je laisse la brune, les passeports et les photos (2 par personne). On me remet un document que je devrais leurs présenter cet après-midi.
*9h55, je sors de l'Ambassade pour retourner rejoindre mes collègues de travail.
*10h30, j'arrive au bureau, je passe la matinée à surfer sur le web, discuter avec des collègues (c'est pas sérieux ça !!!
*13h30, je retourne au RER, quand soudain passent 2 véhicules de police à fond et à contresens tous gyrophares et sirènes allumées, je les retrouve dans la station de RER, certains agents sont carrement armés de fusil mitrailleur. Bref, ça c'était la séquence "action", je repars donc en direction de l'Ambassade.
*14h00, je passe devant l'Ambassade dont une vingtaine de personnes attendent déjà. finalement, je pars sur les Champs-Elysées me promener un peu pour retourner à l'Ambassade à 14h30.
*14h30, nous sommes bien une trentaines à patienter devant l'entrée. je crois que je commence à réaliser que ça devient sérieux, car en levant la tête, j'observe le drapeau canadien sur un joli fond bleu que le ciel laisse éclater, et oui, c'est ma futur patrie.
Nous entrons donc chacun notre tour dans le batiment, et repassons sous le portique de sécurité. Et rebelotte, la file d'attente.
*15h (environ), c'est avec une certaine émotion (et les larmes aux yeux) que je donne le document à la guichetière. Après vérification des passeports, elle me remet alors une enveloppe brune ou se trouve enfin ces fameux...
...VISAS...
...accompagnés des "documents génériques" que nous devrons présenter à "l'immigration" à l'aéroport.
Donc ca y est, je me sens tout vide (certainement le contre-coup après des mois de stress) et très heureux d'avoir en main tous les éléments qui nous permettrons de commencer notre nouvelle vie
Et voilà, ça y est, nous avons enfin reçu la Brune. « La brune », cette enveloppe brune qui nous informe de la décision de notre immigration. Cette fichue enveloppe que tous les immigrants attendent avec impatience.
Donc voilà, elle est arrivée ce samedi 8 octobre 2005, soit 5 jours après que la décision aie été prise par l’Ambassade, nous avions appris le 3 octobre en consultant le site de l’Ambassade qu’une décision avait été prise, mais aucune autre information ne filtrait, confidentialité exige.
Constatant que la brune arrivait habituellement en même temps que l’affichage de la décision sur le site de l’Ambassade (à 1 ou 2 jours près), nous commencions à douter lorsque 3 jours plus tard, nous n’avions aucune nouvelle.
Nous avons alors contacté la Poste pour les prévenir, puis envoyé 2 courriels par jours, puis 2 fax. Bref c’était assez stressant de savoir qu’une décision avait été prise sans savoir si c’était positif ou pas.
Tous les jours, nous guettions l’arrivée du facteur jusqu’à ce samedi.
Lorsque j’ai ouvert la boite au lettre, j’ai rapidement constaté qu’une enveloppe brune était sous les autres lettres. J’en ai tout de suite vérifié la provenance. Cette enveloppe posté le 7 octobre 2005 à l’attention de Corinne portait un cachet de l’Ambassade du Canada.
C’est en parcourant les 10m que séparent la boite aux lettres à la porte d’entrée, que Corinne m’a vu avec cette enveloppe.
Après l’avoir posé sur la table, j’ai laisse Corinne l’ouvrir avec l’aide de notre fille Cynthia qui a gentillement posé sa main sur l’enveloppe quelques secondes. Que ce geste nous porte chance, notre fille dégage un bien-être qui, nous espérons, nous portera chance.
Corinne ouvre alors l’enveloppe, et oui, c’est une décision positive nous invitant à rapidement faire apposer nos visas sur nos passeports.
Ouf ! Quel soulagement ! Enfin, nous allons pouvoir changer de vie, pour une autre que nous espérons meilleure, mais ça, nous le saurons seulement sur place.
Le 12 octobre 2005, j’irai à l’Ambassade du Canada afin de faire apposer les visas sur nos passeports. Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai prochainement.Pour quel motif avons nous décidé de quitter la France pour nous installer dans un autre pays ? c’est une question que de nombreuses personnes souhaitant franchir le pas se sont posées. Es-ce suite à un manque de reconnaissance de l’état français envers ses compatriotes ? par intérêt financier ? parce qu’on est tombé en amour d’un pays ??? Bref !!!! nombreuses sont les raisons qui poussent certains à s’exiler. Elles diffèrent plus ou moins selon l’existence et le passé de chacun.
Tout d’abord, nous nous sommes posé la question fatidique : « Es-ce raisonnable de quitter notre pays d’origine que nous connaissons bien et dans lequel nous avons vécu de merveilleux moments, mais également des périodes difficiles, parfois insupportables ? ». Une autre question incontournable « Qu’y a-t-il de bien et de moins bien par rapport à notre pays de naissance ? »
Cette période de doute est très importante, c’est à ce moment-là que nous nous remettons en question, car il ne s’agit pas là d’acheter un meuble ou de quitter un emploi pour un autre, mais un changement total de culture, un changement qui sera plus ou moins bien accepté selon les individus. Par ailleurs, dans notre cas, nous avons la responsabilité de nos enfants.
Après avoir conversé avec de nombreuses personnes immigrantes, québécois, lu de nombreux articles…, nous avons décidé de nous pencher sérieusement sur la question de l’immigration.
Etant intermittent du spectacle et ma femme Assistante maternelle, nous n’avions aucune obligation salariale. Ayant 35 ans et Coco 32 ans, 2 enfants, un petit patrimoine. Bref, rien ne semble nous empêcher de nous lancer dans cette aventure.
Début 2004, nous nous avons décidé de nous laisser une année de « carence » avant d’entreprendre sérieusement nos démarches. Nous dirons simplement que nous donnons au destin de choix de notre vie.
Travaillant régulièrement pour une chaîne de télévision nationale que je souhaite intégrer depuis fort longtemps (je pense qu’inconsciemment, je souhaite l’intégrer depuis toujours), je me donne donc un ultimatum, ou plutôt une date butoir, date à laquelle notre décision sera prise. Donc si au 31 décembre 2004, je ne suis pas intégré comme salarié au sein de cette entreprise, je m’exile. Non pas par vengeance ou autre sentiment de rejet, mais tout simplement pour ne pas attendre 10 ou 15 ans de ma vie un poste qui ne sera peut-être jamais.
Durant cette année 2004, nous avons passé 3 semaines dans la Belle Province avec nos amis québécois (que nous avons connu lors d’une croisière aux Caraïbes en décembre 2002). Leur accueil était si chaleureux, que ça nous changeait de cet esprit conservateur français que nous connaissions jusque là.
Nous avons beaucoup apprécié notre séjour à leur cotés, leur gentillesse et leur disponibilité nous rendaient parfois mal à l’aise. Nous ne voulions pas abuser en leur imposant notre présence. Nous avons pu, grâce à eux, connaître leurs amis, vivre des moments très sympas, bref ! nous avions l’air de nous connaître depuis fort longtemps. Le thème de cet article n’étant pas de raconter ce voyage, je vous invite, si vous le souhaitez, à consulter les photos de ce séjour (en août) sur ce blog.
Revenons au choix du « destin », durant l’année 2004, 3 postes se sont libérés, mais ont été comblés par 2 salariés venant d’autres services et par une collègue intermittente qui postulait également. Donc les postes étant pris, ma destinée se tourne vers l’immigration.
Nous avons eu 1 an pour réfléchir. « Pourquoi immigrer au Canada ? »
Le rythme de vie diffère totalement, le stress est moins présent, les québécois sont courtois. La vie est moins cher me direz-vous, je ne pense pas si l’on considère le niveau des salaires.
Mais attention, ne pensez pas qu’il s’agisse d’un eldorado, nous ne nous attendons nullement à ce que la vie soit facile, au contraire, comme me l’a dit mon père « personne ne vous attend là-bas ». Il est clair que personne ne nous attend. Nous sommes conscients que nous changeons de vie, de culture, de continent, de rythme de vie…
Nous, français sommes tellement habitué à l’assistanat que nous ne nous rendons pas compte des nombreux acquis et avantages que nous avons, nous avons accès à un grand nombre de services (certes peu efficaces lorsqu’on en a réellement besoin et excessivement lent, mais tout de même présent), nous avons un petit rhume, un coup de fil au médecin, et on a le rendez-vous dans la journée, ça ! ça n’existe pas au Canada.
A contrario, vous faites un achat et vous rendez compte qu’il y a un problème ou un défaut, vous décidez donc de le rapporter au magasin, c’est là qu’on vous répond « Je ne peux pas vous l’échanger ou vous le rembourser car vous l’avez ouvert » (je sais de quoi je parle, ça m’est arrivé), ça ! c’est rare au Canada.
Bref, je ne vais pas énumérer tous les bons et mauvais cotés du Canada ou de la France, mais notre choix est vivement réfléchi, qu’il n’en déplaise à certaines personnes qui ne comprennent pas notre choix.
Et puis de toute façon, la vie n’est qu’une succession d’expériences, donc si notre immigration venait à ne pas fonctionner comme nous l’espérions, cela ne serait certes pas agréable, mais nous la considèrerons comme une expérience.
Michel
Ca y est ! le sort est jeté. Après un mois de démarches auprès de diverses administrations plus ou moins efficaces, d’anciens employeurs, d’établissements scolaires, etc…afin de réunir toutes les pièces nécessaires, nous arrivons enfin à compléter notre dossier. C’est le 6 avril 2005 que nous postons notre dossier d’immigration à destination du Bureau d’Immigration du Québec situé à Paris, rue de la Boétie.
Coût des frais pour 2 adultes et 2 enfants : 840CAD (à régler avec un chèque certifié en dollars canadien). Coco étant auxiliaire de puériculture équivalent à aide-éducatrice de la petite enfance au Québec (qui est une profession en demande), et étant plus jeune que moi, nous choisissons de la présenter comme requérante principale. Ainsi, le dossier devrait passer un peu plus facilement que si je me nommais moi-même requérant principal, car trouver un emploi en étant intermittent du spectacle semble poser un peu plus de difficultés.
12 avril 2005, nous recevons l’accusé de réception de la poste qui nous informe que notre dossier est en traitement. En consultant les statistiques de « immigrer.com », le délai moyen se situe entre 1 mois et demi et 2 mois. 25 mai 2005, alors que j’étais au bureau, Coco me téléphone pour m’informer qu’un courrier à l’entête du BIQ (Bureau d’Immigration du Québec) vient d’arriver. Elle l’ouvre…et lit « Madame…blablabla…nous vous invitons à une séance d’information où nous aurons la joie de vous remettre votre CSQ, il s’agit du Certificat de Sélection du Québec. Heureux ! nous sommes heureux ! La première étape est passée. En effet, sans ce document, nous ne pouvons immigrer au Québec, car cette province est la seule du Canada qui sélectionne ses immigrants. Corinne ne pouvant se libérer, avant la semaine suivante, je me dévoue pour suivre cette séance d’information suivit de la remise de nos CSQ.
Dans cette enveloppe, se trouvent donc 2 exemplaires des CSQ pour chaque membre de la famille. 1 sera à joindre au dossier fédéral et l’autre à présenter lors de l’arrivée sur le territoire canadien, ainsi que lors de diverses démarches lorsque nous serons sur place.
L’étape du Québec maintenant franchie, une autre période de recherche et de classement commence, celle du dossier fédéral. Et oui !! nous devons maintenant être acceptés par le Canada.
Michel




